14 mars 2007
JE SAIS...
L'arrivée du printemps, la multiplication des sorties (et des parties), l'intensification du job (la saison immobilière commence) font que ... je vais être un peu absent ces prochains jours... et donc pas très bloggeur.
Je prépare néanmoins quelques textes et surtout certains portraits de mes proches (à consulter dans trash club et smile club).
06 mars 2007
« LES REGLES DU JEU ONT CHANGE »
C’est le slogan de la grande campagne publicitaire du printemps, nous promettant une ère nouvelle de la séduction on line, un paradis sur terre, ou plutôt sur réseau rémunéré, de la rencontre : un monde dans lequel les filles font le premier pas, un univers fantasmagorique où le garçon timide se fait mater, déshabiller, déniaiser par une bande de filles en chasse, où le motocycliste mal dégrossi se fait indiquer l’endroit où la pilote du scooter veut qu’il la tienne : la poitrine. La grande classe !
Voilà, pour celles et ceux qui n’ont pas compris, j’évoque le spot de pub de Meetic ou de multiples saynètes montrent des filles chasseuses et proactives, débordantes d’envies sexuelles, cherchant la conclusion rapide, matant en meute ici, le cul d’un mec, faisant du pied, souriant, indiquant qu’il est temps d’aller niquer aux pauvres mâles profil 25- 32 ans, CSP moyen, urbains et travaillant dans le secteur des services (remarquez vu le pouvoir d’achat des agriculteurs et des ouvriers…) ; ces cibles si convoitées par les furies du film publicitaire (trop) long formant aussi, et surtout, la cible marketing du spot…
On l’aura donc compris, Meetic à travers ce spot nous fait prendre les vessies quotidiennes pour des « cyber-lanternes » et, les plus naïfs de prendre leurs désirs pour des réalités virtuelles ; ç‘est là en fait que réside toute la malhonnêteté de cette pub : oui les filles se lâchent sur le net, oui elles osent dire, écrire, demander, solliciter, interroger, faire le premier pas, initier une relation, flasher… mais elles le font parce qu’elles se savent « à distance », elles sont d’autant plus désinhibées parce que confortablement installées chez elles, clavetant dans un univers familier. Mais au final, quand il faut rencontrer, prendre un verre, affronter le face à face, la « cyber-salope » qui a évoqué virtuellement l’art de la fellation, le sexe à plusieurs ou listé ses différents fantasmes, se trouve, là, benoîte, comme une petite fille, souvent impressionnée par le passage au réel, lors de la vraie rencontre : et le Martien, un peu "Uber", de reprendre son rôle d’initiateur de relation, de provoquer le désir, de séduire de façon, redevenue traditionnelle.
Toutefois, et malgré ces critiques justifiées, pour prouver mon esprit constructif, j’offre au staff de Meetic, à titre gracieux, mon humble contribution : quelques visuels « barbiesques » de campagne.
J’espère que tous constateront le bon goût, l’aspect classieux assez proche de la campagne originale.




05 mars 2007
PROFILS COMMERCIAUX III : LE LOUP
Troisième profil de commercial, le Loup. Le loup est en fait un mixte du profil sanglier et du profil renard. Il a l’endurance physique, la ténacité du premier, l’intelligence et le flair du second. Il a les qualités atténuées de chacun.
Le profil « Loup » est peu décelable : un profil sanglier le définit comme renard, et le profil renard le prend pour un « sanglier ». Il possède un physique dégageant une certaine force, sans avoir l’épaisseur du profil sanglier. Il a l’élégance, le raffinement du profil renard avec un plus « mâle », viril et une once d’agressivité contenue.
Il est carré, maîtrise ses dossiers et peut travailler avec l’intensité du profil sanglier mais de façon ciblée et sur les affaires qu’il juge intéressantes. Il possède le sens de l’opportunité du Renard. Il cherche plus à convaincre qu’à séduire, il est plus charismatique que séducteur.
Si le profil Loup est un mixte des deux premiers archétypes, il possède néanmoins une qualité qui le distingue : c’est un chef de meute. Les meilleurs dirigeants commerciaux se recrutent chez « les loups », les commerciaux qui s’orientent vers la politique, dans le cadre de l’entreprise ou du domaine public, sont des « profils loups ». Au sanglier orienté famille et au renard individualiste, le loup apporte donc une dimension collective, la direction de la meute. Il construit plus dans le domaine professionnel que dans la sphère privée contrairement au profil sanglier. C’est le portrait typique du créateur d’entreprise.
Dans le domaine privé, le profil « loup » se recherche une compagne qui pourra l’aider, qui partagera activement son destin. Il ne recherche pas une « suiveuse » mais une réelle équipière de vie. Les couples co-dirigeant une entreprise commerciale sont souvent des « profils loups ».
PROFILS COMMERCIAUX II : LE RENARD
Le « renard » est le petit malin de la bande, le séducteur, le jongleur équilibriste celui là même qui se sort toujours (ou presque) des pires situations dans lesquelles son esprit aventureux l’a quelque fois mis. Ne demandez pas à un renard de tenir son bureau commercial toute une journée, vous le trouverez plutôt à la machine à café à entretenir son réseau ou au café du coin. Le renard n’est pas un travailleur acharné mais, il pallie son manque de régularité par un flair commercial. Il est toujours quand il le faut, au bon moment pour décrocher l’affaire, le bon client et faire signer au bas de la page à droite. Le renard est le roi des coups, le prince du bluff, l’empereur illusionniste, c’est un joueur de poker plus qu’un amateur de go.
C’est aussi un charmeur qui utilisera toutes les facettes de son art de séduire pour arriver rapidement à ses fins ; celui qui vous fait signer à 22h30 après la première visite d’un appartement, c’est lui. Celui qui vous convainc au téléphone de visiter un rez-de-chaussée avec vue sur les égouts c’est encore lui. Le renard a besoin d’être rapide car il se fatigue sur la longueur, c’est un sprinteur pas un marathonien.
Si l’affaire dure, il se désintéresse et passe à autre chose car, l’une de ses qualités qui s’avère aussi être un manque de persévérance c’est une grande curiosité alliée à un esprit inventif qui en fait souvent le grand discoureur avec « avis sur tout » en soirée. Il sait plus conquérir que garder et, dans la sphère privée, il peut souvent multiplier les conquêtes féminines par son aisance sociale et son charme. Physiquement, il est plutôt fin, svelte, souple et vif. Son physique est plutôt aiguisé, en saillance plutôt qu’en rondeur.
Un commercial profilé renard pratiquera plus le ski alpin que le ski de fond, les sports d’adresse et de rapidité que les sports exigeant un effort long et continu. Quant aux voitures, il les préférera sportives plutôt que « 4X4 » familiales.
Le renard est un individualiste forcené au sens de l’amitié très élastique quand ses intérêts perso sont en jeux. Il n’est pas du genre fidèle.
02 mars 2007
PROFILS COMMERCIAUX I : LE SANGLIER
Le « sanglier » est le commercial endurant, travailleur et robuste à la tâche qui occupe sans cesse le terrain. Physiquement, il est carré, large et souvent sujet à l’embonpoint. Le sanglier ne fait pas dans la dentelle, il est là pour faire du chiffre, son travail est régulier, intense. Croit peu à la chance. Il fait un travail de fond, effectue ses relances clients avec une régularité de métronome ; dans l’immobilier son endurance physique et psychologique lui permettent d’enchaîner de nombreuses visites à la suite sans que l’échec génère du découragement chez lui. Son apparence rassure ; il parait fiable, attentionné et protecteur. Il ne manque jamais un rendez-vous, se montre prévenant et répond à toutes les questions car il connaît chacun des dossiers à fond. Le sanglier a une pugnacité qui frise souvent l’entêtement : il ne se laisse jamais aller au découragement, est le pilier d’une équipe, le bon soldat que tout boss souhaite avoir en second. Il est plus rassurant que séducteur.
Le sanglier est très famille dans la sphère privée. C’est un bâtisseur, affectivement stable, qui fonde rapidement une famille.
Individualiste dans son job, il pourrait se sacrifier pour sa famille et les siens.
Ses défauts correspondent à ses qualités : il est obstiné, pas très souple voire psychorigide, quelques fois brutal et pas toujours très vif. Il aime occuper et repérer le terrain avant d’agir car peu apte à l’improvisation.
Un exemple : Sylvain
Sylvain est un négociateur immobilier de Neuilly. Il est issu d’un milieu modeste et travaille dans le commercial depuis l’age de dix-sept ans. Sylvain est un brun d’un mètre quatre vingt, massif, sans cou, à l’allure d’un bouledogue anglais et à la voix de bronze. Toujours tiré à quatre épingles, Sylvain génère une image d’impeccabilité qui rassure les clients avec qui il se montre prévenant, sympa et toujours à l’écoute.
Sylvain se lève tôt, arrive à l’agence en premier et part en dernier. Il est capable d’effectuer six ou sept visites d’affilée. Il a toujours une offre sous le coude, il « entre » des appartements en contactant quotidiennement des propriétaires qui mettent leurs appartements en vente dans le Figaro ou le Particuliers à Particuliers. Sylvain « occupe le terrain », ne reporte aucun rendez-vous et « ne lâche pas l’affaire » quand il sent le client motivé à acheter. Il est marié et à trente ans, attend son deuxième enfant. Il est crédible dans son rôle mais il ne faut pas lui demander de donner son point de vue sur le marché de l’immobilier dans deux ans, l’impact des présidentielles sur les prix ou sur les dernières tendances de la déco.
PROFILS COMMERCIAUX
Pour ceux qui se plaignent de lire trop de sexe sur ce blog voici une reflexion sur trois posts concernant les profils commerciaux que j'ai rencontrés, identifiés et répartis en trois catégories distinctes, liées à une figure animale. Observation d'autant plus avérée dans le domaine de l'immobilier qu'une grande liberté d'action est donnée à chaque négociateur qui a ainsi la possibilité d'appliquer un mode opératoire très personnel, correspondant à sa nature. Ces trois figures totémiques sont : le sanglier, le renard et le loup. Que ceux qui sont de la profession (les commerciaux de « tous poils ») puissent se reconnaître.
01 mars 2007
SOIREE SOPHIE
Mercredi soir c’est soirée Sophie chez « Livio », toujours à Neuilly-Sur-Seine, rue de longchamp. Ce restaurant italien assez côté réunit donc ma nouvelle idylle blonde et moi-même pour un tête à tête qui commence par une volée de scud, toujours sur moi-même.
Tu ne rappelles jamais !
Tu ne réponds pas à mes sms !
Tu n’es pas très motivé pour me voir !
Tu n’es pas fleur bleue ! (Ah bon, mes lecteurs de mon blog secret, top clandestin-à-ne-pas mettre-entre-toutes-les-mains te diraient sûrement le contraire).
La volée de bois vert ou, « châtiment à l’iranienne », passée, je reprend peu à peu les arguments de la belle pour lui prouver le contraire. "J’ai besoin de temps, je sors d’une histoire compliquée, je ne veux pas faire comme tous les « mecs pour qui c’est tout beau, tout nouveau au début « et qui ne donne plus de nouvelles ensuite : je veux une relation crescendo !" Trois verres d’une excellent vin italien plus tard, nous sommes sur mes terrains conversationnels favoris : le cinéma, la littérature biographique et celle qui est en face de moi, toujours même. Tout cela finit en regards fusionnels, en baisers hollywoodiens closant une « raccompagnure » à la voiture.
Pas de sexe, pas encore (c’est prévu pour samedi car je suis invité chez elle pour une soirée présentation « amicale et familiale »).
Vous voyez quand je veux, je peux entamer une relation normale !
SOIREE ILIA
Mardi c’est la soirée Ilia. Une soirée impromptue, comme ça, inattendue. Je prends un verre avec deux amis, rue de longchamp au Polly Magoo (Xavier me remerciera pour la pub gratuite et bloggesque) à Neuilly-Sur-Seine et Ilia, la star blonde, russe et enjouée de cette rue, passe. Comme ça.
Je la connais, je lui cours après dans la rue. Je l’embrasse et elle me demande si je suis libre le soir. Je répond ok dans vingt minutes pour qu’elle finisse son shopping et moi mes amis.
Puis nous nous retrouvons, nous dînons et… c’est tout ! Un semi-rateau, c'est-à-dire un « tu me plais mais c’est trop tôt ! ». J’ai pourtant été bon, je me suis bien vendu, j’ai câliné la partie gauche de son corps (lié à son cerveau limbique, siège des émotions), je l’ai fait rire, mimé l’aventurier, fait le garçon responsable, joué le business man averti : elle s’est laissée caressé les hanches, les seins mais c’est tout. Pas de baise radicale, athlétique et stakhanoviste ce soir là…
Nous devons malgré tout, nous revoir ce week-end. Selon la strat du management par l'indifférence, je la laisserai me rappeller.
