31 janvier 2007
"...TA PETITE CHIENNE" - PROSET II
Cette phrase achève ce moment de re-séduction pour nous accélérer vers l’inéluctable « saturnale ». Nos deux pupilles explosent au sein de nos regards, avides de sensations. Nous nous déshabillons dans une frénésie de caresses et de baisers désordonnés pour nous retrouver rapidement offerts l’un à l’autre.
Je suis terriblement dur.
Je me sens le mental condottiere, l’âme de celui qui veut marcher sur Rome ; je suis incandescent, j’ai l’envie irrédente d’annexer ce corps au mien mais avant, avant, je veux goûter la belle à ma façon, si particulière.
Je demande à Laure dévêtue de se mettre à genoux sur le divan, poitrine contre dossier … J’écarte alors légèrement ses genoux tout en massant son dos d’une caresse pressante des épaules vers ses reins… Je mordille légèrement puis lape ses fesses, puis je descends pour atteindre l’extrémité de sa vénus, je la lèche légèrement comme le ferait un canidé, je la lape plus intensément en alternant passages au sexe et à l’anus de la pointe de ma langue.
Laure gémit, se cambre sans pour cela troubler ma douce morsure. Puis je concentre ma bouche sur son recto tout en activant mon majeur sur son bouton d’amour. Laure gémit de plus belle sous mes sensuels assauts, mais je continues inlassablement, elle gémit plus fort, me demande « tu aimes me faire... Tu aimes me lécher ? Tu aimes que je m’offre sans pudeur ? » Oui Laure est très onirique, même dans le sexe… Alors je continue pendant dix minutes, peut être quinze… jusqu’à sentir un tressaillement sur tout son corps, une ondée fabuleuse qui semble naître de son abdomen pour secouer tout son corps, elle jouit une première fois sous mon doigt.
Je me redresse vers elle en lui mordant doucement les épaules aux extrémités osseuses. Je lui lèche le cou toujours derrière elle tout en prenant mon sexe par ma main droite, derrière elle, pour lui caresser le bord des lèvres. J’alterne caresses vaginales et anales, la main gauche posée sur une de ses fesses. Je la caresse entre les fesses puis je reviens au bord de ses lèvres jusqu’à ce qu’elle m’implore de l’enfoncer… Je fais mine de ne pas entendre jusqu’à me positionner parfaitement pour, d’un coup d’ampleur, aller jusqu’au fond d’elle. Elle trésaille, surprise. Je me retire et elle gémit par manque, elle veut de nouveau être emplie durement. Je récidive par une pénétration plus intense encore, elle se cambre comme pour mieux accueillir mon sexe large et légèrement recourbé. Je réitère ces pénétrations « uniques » comme pour lui insufler que c’est moi qui donne le tempo. Puis j’entame un mouvement plus classique de va et vient en elle, l’attrapant par les cheveux, d’une part, et de l’épaule, d’autre part.
« Fais ce que tu veux de moi. Je suis à toi. Je suis complètement offerte.
Tu es ma petite chienne ?
Oui je suis à toi, … suis ta petite chienne. »
Je continue le mouvement tout en détachant la ceinture de mon pantalon défait sur le sol. Elle gémit en sentant ma ceinture scindée autour de sa taille nue, une ceinture à la boucle froide frappée Prada qui me sert à l’« arnacher », à la tenir comme une « monture de joie ». Ma pouliche trésaille de plus belle et j’accélère, j’intensifie en me concentrant sur de profondes respirations pour prévenir l’irréparable…
Je m’exalte alors : je me connecte à la force universelle, je suis Ouranos fécondant Gaïa, le chariot irrépressible du tarot, l’invincible leader, fulgur, le pilote de l’incandescente Mars insufflant le feu sur Vénus, je suis l’Alpha, le Yang, celui qui initie, agit, fait, surplombant le champs de bataille des sens. Ma « petite chienne » pénétrée assidûment se lâche dans une nouvelle saccade libératrice, une explosion d’énergie qui imprègne tout mon être, m’emplit de sensations comme si j’aspirais sa belle âme… Je sens alors en moi le flot de ses pensées, ses peurs, ses envies, sa douceur, … Puis ses gémissements deviennent une série de souffles, d’essoufflement marquant son désir de pause. … Je m’exécute.
Nous reprenons nos esprits parmi les vêtements épars.
"...TA PETITE CHIENNE" - PROSET I
Hier soir, 22h20
Je chatte mollement sur MSN avec deux trois contacts approximatifs quand, Laure m’appelle. Laure est une ex de Novembre, une succulente brunette aux yeux verts immenses, raffinée et esthète, cultivée, conviviale et, sur le plan sexuel, sans interdit et soumise. Nous avons gardé contact depuis et nous nous appelons tous les quinze jours. Elle voulait une relation sérieuse, pas moi et, c’est ce qui a interrompu la belle idylle. Mais ce soir, elle se sent seule, elle me confie la bêtise et les piteuses performances de son « homme » du moment.
Nous bavardons jusqu’à ce que la conversation stoppe sur la question fatidique : « Veux-tu que je vienne ? »
Il est 22h50 quand je roule sur l’Avenue qui prolonge le boulevard du commandant Charcot vers Boulogne-Billancourt.
Je suis en plein bois de Boulogne. A droite, une voiture stoppe brutalement pour se garer près d’un groupe d’humanoïdes dévêtus attendant le chaland. D’autres véhicules repartent rapidement sans vraiment de précaution. Une ronde policière. Des joggers suspects. Des conversations à la lisière du bois… Le marché du sexe dans sa laideur forestière; la prostitution à voix rauque qui propose le pack « pipe-sodomie » à prix cassés au bon père de famille ou au VRP en goguette.
Je roule quant à moi prestement vers un rapport privilégié. Quand je frôle ce repoussant spectacle, j’estime être chanceux de pouvoir « faire du sexe » à volonté avec des jolies filles ; sans échange marchand.
23h00, je me gare près de l’immeuble bourgeois au sommet duquel se dresse le duplex de la belle.
Je suis le visiteur du soir, mon rôle préféré. Celui qui vient quand la nuit est tombée, celui qui séduit, caresse, pétrit et possède. Je suis le visiteur du soir, je viens m’accoupler et aspirer la belle énergie de Laure. Les gardiens digicodes sont vite franchis, je connais leur énigme et la maîtresse des lieux m’invite…
Laure est dans sa galerie d’entrée quand j’entre, elle porte une robe sombre, des bas d’une belle qualité, pas de chaussures. Elle semble légèrement anxieuse de cette entrevue nocturne et spontanée mais, elle me sourit rapidement et m’invite à pénétrer dans son salon.
Nous nous asseyons dans son si confortable divan. J’aime cette pièce, sa fine décoration, ses centaines de livres, son absence de téléviseur relégué dans une pièce spécialisée…
J’aime son ambiance sonore vaguement jazzy.
Deux verres à vin immenses trônent devant nous, une bouteille d’un excellent Bordeaux préside la table basse au milieu d’une dizaine de bougies. Nous échangeons et buvons quelques gorgées. Mais la discussion tourne court. Et nos lèvres se mêlent rapidement. Nos mains se croisent, nos corps se rapprochent s’entremêlent :
« Alors, je suis toujours ta petite chienne ? » ponctue Laure en me caressant le sexe au travers de la fine étoffe de mon pantalon.
29 janvier 2007
GONZO ET PORNO SONT SUR UN BATEAU
Profitant d’une journée off, je décide de faire une opération shopping à ma FNAC préférée, celle des Ternes. Quelques biographies à la main et un DVD plus loin, je passe au rayon société pour découvrir un titre qui attire mon regard « Gang bang : Enquête sur la pornographie de la démolition ». L’auteur, Frédéric Joignot, y dénonce la nouvelle industrie du cul : « Gang Bang ", " Bukkake ", " Throat Gagger " : une nouvelle pornographie violente, une pornographie de la " Démolition ", se développe sur Internet où des " hardeurs ", souvent masqués, s'y prennent à plusieurs pour éreinter, parfois violer des jeunes femmes anonymes appelées " Candy " ou " Sweety ". »…
Pour tout vous dire, je ne suis pas un fan de porno, j’ai du voir, en tout et pour tout, cinq à six pornos dans ma vie. Je suis comme ça, beaucoup plus exhibitionniste que voyeur et, quand je veux voir, j’emmène une « copine de baise » (ou « fuckfriend » ou « Plan Cul Fixe ») aux Chandelles, ce qui au passage nous permet de participer « au film »…Bref, je ne suis pas « ahhhhhhmateur » même si j’essaie de suivre les tendances cul pour alimenter les discussions des dîners en ville avec mes amis (pour lesquels je suis un extra-terrestre), tous mariés. Et puis, le « Gonzo » avec des types cagoulés sur une blondinette à peine pubère, tout droit venue du profond Minnesota pour trouver la gloire après avoir été élevée par une mère divorcée et alcoolique, me rappelle le sinistre « 8 millimètres » dont l’interprète principal est Nicolas Cage.
Le « gonzo » c’est tout simplement la baise amateur, le vidéo gag du sexe avec tous les excès glauques et les dérapages que cela peut comporter comme une « tournante » qui pourrait être filmée via un mobile et diffusée sur le net.
Rentré chez moi, avec ce nouveau mot à l’esprit, je file tout de suite sur le net pour « googleiser » l’expression « Gonzo » et, en tirer quelques résultats. En fait, je reste un peu sur ma fin. S’affichent les traditionnels « sites attrape-cons » amateurs, faussement gratuits, dans lesquels des « demi-pros » se livrent à des saturnales somme toute classiques. J’ai moi-même filmé quelques ébats chez moi en 2005, il serait bon que je puisse les mettre en ligne…
28 janvier 2007
MAYSSA
Bon aujourd'hui, il faut que je me bouge quand même malgré le froid. Mayssa, une "amie de baise" ("fuckfriend") est de passage sur Paris : elle est jolie, fine, sensuelle, open et épilée. Elle m'a contacté vendredi pour un rencart chez sa soeur, dans le 16eme sud, cet am.
Sa soeur et son mari étant partis... Anyway, je retrouve Mayssa cet am.
A chacun de ses passages sur Paris, je retrouve sa bouche accueillante aux lèvres si larges et si douces. Mayssa est une jolie Libanaise raffinée et gracile, au regard noir, à l'accent délicieux.
Elle sent bon, et autour d'elle plane un charme fait de légéreté; elle est douce et soumise mais indépendante, aime le sexe sans interdit malgré une pratique assez suivie de l'Islam.
Lorsque je l'embrasse, que j'ouvre ses sous-vêtements c'est toujours la fête. Je me sens dur, très dur quand je sens sa sensibilité contre mon corps. J'adore la piloter, embrasser son corps, lécher sa large poitrine, son ventre, la boire profondément pour entendre ses gémissements raffinés... J'adore.
J'aime aussi me sentir dans sa bouche si douce, si large. Elle me prend complètement jusquà sa gorge. Me lèche comme un petit animal docile. Et puis,je viens en elle.
Que l'on est bien dans Mayssa. Chacun de mes coups de reins provoque des frissons sur tout son corps et ressere un peu plus l'étreinte de ses bras. J'aime être en elle, sentir sa douce sensibilité contre mon corps focalisé sur son seul plaisir. Elle part vite, assez vite. Mais redemande assez rapidement de revenir en elle... pour frissoner.
Nous nous sommes rencontrés en Août 2006 à la terrasse de "Chez Carette", présentés par "Olivier la loose" qui avait la folle ambition de la séduire. Nous avons rapidement couchés ensemble et depuis, à chacune de ses venues, nous nous voyons pour "complicier". Quand elle est à Beyrouth, je pense à elle, souhaitant qu'il ne lui arrive rien. Espérant secrètement qu'un jour, elle décide de s'installer à Paris pour s'extraire de cette situation dangereuse.
J’AI FROID
Je suis un garçon courageux, voire téméraire, je suis travailleur, décidé et motivé mais quand le froid tombe comme cette semaine, quand Celsius passe au rouge alors je fléchis, je m’engourdis, je tombe, je me rétracte… Cette semaine, sous la nappe de froid, je ne suis pas sorti, j’ai annulé deux rendez-vous féminins, pourtant prometteurs de sexe, j’ai refusé de me rendre à un « one shot », j’ai repoussé les entrevues… J’AI FROID !!!
« Pauvre chou » diront les unes, « Petite nature » appuieront les prédateurs testiculés. C’est comme ça et puis cette semaine (Attention moment politiquement incorrect), cela aurait pu être pire ; j’aurais pu mourir comme le barbu, me retirer de l’élection présidentielle comme Nicolas (l’animateur clairvoyant et sympathique, pas Sarko) ou parler un très mauvais créole comme Dame Ségo…
Et puis ces moments off permettent aussi de réfléchir, de méditer sur les sujets qui nous sont chers : les rencontres, ce qui fait le feeling entre deux êtres, comment se crée une relation, Meetic et les autres sites de rencontre forment-ils l’horizon indépassable de la vie sentimentale post-moderne ? Quelles sont les tecks qui fonctionnent ou celles qui sont devenues obsolètes pour performer, convaincre, négocier, vendre et bien sûr, séduire…et « piloter ».
24 janvier 2007
SCORING MEETIC
J'ai posté l'annonce.
En allant sur ma page profil, je m'aperçois que mon scoring Meetic est actuellement de 10.454 visites et 706 flashs soit un taux de flashs de 6,75 % (depuis avril 2006) : les connaisseurs apprécieront...
ANNONCE MEETIC 3
Voici la dernière mouture, j'ai fluidifié et amélioré le style (merci Boronali), lu les marrants de frenchséduction, compris Pinko... en restant moi-même !
"Je pilote ma vie entre la soif de découvrir et le besoin de développer ma vie sociale.
J'aime pêle-mêle voyager, explorer de nouveaux horizons, les îles de l'Océan Indien, l'Italie et la Croatie, l’Inde, plus Essaouira que Marrakech, me rappeler Tokyo, le Mexique, Los Angeles, les aéroports, le soleil, regarder en face, le luxe mais discret, la vitesse, les défis joyeux, vendre, négocier, travailler dur, pratiquer le Kendo, le Club Med Gym de la Porte Maillot, la chute libre, écrire, lire, ceux qui m'enseignent, celles qui me surprennent, faire rire les filles, devant un cocktail bigarré, sous le mur végétal du Pershing Hall, au Durant Dupont ou sur la terrasse du Marly, faire l’amour, me goinfrer de sushis, dîner à l'Ozu, photographier, aller au cinéma, y voir du Lynch, du Tarantino ou du Michael Mann (excepté Miami Vice), suivre la filmographie de Christian Bale, de Kisten Dunst, regarder les vieux films d’Al Pacino, de De Niro… écouter des sons électro, rock ou décalés, Air, Blur, Katerine, les Franz Ferdinand, mes potes musicos, et tous mes amis de la rue de Longchamp...
Mais à tout cela, il manque la Belle Rencontre.
Une jolie vénusienne, charmeuse particulièrement enjouée, particulière évidemment audacieuse.
Si tu recherches un co-pilote motivé, pour une longue destination.
Si ta vie relationnelle a dépassé l’effeuillage de catalogue,
Si tu préfères la chaleur du couple au vide intersidéral de la couette froide,
... et même si tu viens du Djolbunisthan,
Fais moi signe, par un sourire, un passage marquant… pour nous découvrir… sans préjuger de rien."
Si après tout cela, je ne tire pas au but !
23 janvier 2007
ANNONCE MEETIC 2
Si je peux résumer les 5 premiers commentaires :
- message trop énumérateur, trop « show-off »
- message pas assez porteur de futur
- le final trop bref (quand je parle de l’autre)…
- message trop excessif et manquant de …modestie
J’ajoute un commentaire de l’ami Boronali qui m’engage à intégrer une finde message appellant à une réponse concrète et rapide comme un mail.
J'ai suivi certains de vos conseils, voici donc la seconde version de l'annonce :
Je pilote ma vie entre la soif de découvrir et le besoin de développer ma vie sociale.
J'aime voyager, explorer de nouveaux horizons, les rivages de l'Océan Indien, l'Italie,le Maroc, le Japon, le Mexique, les aéroports, regarder le soleil, le luxe mais discret, la vitesse, le challenge, vendre, pratiquer le Kendo, le Club Med Gym de la Porte Maillot, la chute libre, écrire et lire,Dantec, B.E. Ellis, Coben, Nietzsche...et tous ceux qui m'enseignent.
J'aime aussi échanger, partager, faire rire les jolies filles, qu'elles me surprennent.
... et encore le mur végétal du Pershing Hall, le patio du Costes, le Durant Dupont, la terrasse du Marly, les sushis, dîner à l'Ozu, les arts visuels, photographier, aller au cinéma, les fiulms de Lynch, de Scorcèse, de Tarantino, de Michael Mann (excepté Miami Vice), les frêres Cohen, l'acteur Christian Bale, Kisten Dunst, Al Pacino, De Niro… mes potes musicos, Air, Blur, les Franz Ferdinand, mes amis de la rue de Longchamp...
Mais à tout cela, il manque la Belle Rencontre
Une jolie vénusienne, charmeuse et enjouée, avec qui partager cette vie et mes passions ; une audacieuse particulière.
Au-dessus de tout cela, j’attends une solide complicité, une authentique équipée.
Aussi si tu recherches un co-pilote motivé, une destinée à deux.
Si tu préfères la chaleur du couple au vide intersidéral de la couette froide,
...et même si tu viens du Djolbunisthan,
Fais moi signe, par mail, par un sourire, un passage marquant… pour nous découvrir… sans préjuger de rien."
22 janvier 2007
ANNONCE MEETIC
Comme Charlotte (voir les précédents posts) a décidé de me rendre mes "moyens de communication" sur Meetic, je décide de réécrire une annonce, celle-là même dont on dit qu'elle est irrésistible, le pitch suprême pour Bridget Jones III, l'"Edit de Nantes" de la déclaration amoureuse, la Killer-Application du l'annonce. Il faut d'abord fixer son objectif qui est (comme vous vous en doutez) la Belle rencontre (voir mes résolutions 2007) qui partira du "total love post-cocktailatoire" à alvie à deux avec ses kirielles de moments passionnants ("dis Chéri, t'as payé la facture EDF ?"), ses envolées lyriques ("Oh excuses-moi Alban, ce sont les choux de Bruxelles de ta tante"), les héritiers géniaux qui vont devenir aussi odieux que leur père... Bref, la vraie vie à deux, la love reality et non la situation actuelle qui me fait enchainer un à un les ersatz sentimentaux et les bonnes séances de sexe.
Après l'objectif, la cible, le profil recherché c'est à dire la fille jolie, pas trop bête, charmeuse,urbaine et CSP+ pour profiter de sa villa à Antibes plutôt que d'hériter de ses quinze crédits à la conso . Une fille jolie et sexe, intelligente et aisée.
Je préparer donc les mots clés que je vais intégrer dans l'annonce : passion, aimer (et non amour qui est too much), voyages (pour faire rêver) avec quelques payx qui évoquent soleil, plage et vacances comme l'Italie, le Mexique et l'Océan Indien (que je connais par ailleurs très bien), des verbes d'action comme entreprendre, piloter, vendre, une dose de sport et d'arts martiaux (c'est encore la stricte réalité que je vends), deux doses de culture labellisées "arts visuels" pour photographie (genre je prends de photos de mes ex qui sont donc très photogéniques) et cinéma suivies de références filmiques.
Dans la façon d'écrire j'insère des mots liés à des sensations et des comportements identifiés par la PNL (descriptions visuelles et évocation de sensations liées au "kinesthésique") comme le froid ou (froid = solitude) son contraire la chaleur (du couple)... Je conclus par une fin d'accroche "free style" genre "rencontrons-nous mais en toute décontraction" pour éviter de crisper Barbie...
Je relis, puis je rajoute mon style en donnant un aspect plus naturel, moins travaillé à mon tout.
Voici le résultat :
"Je pilote ma vie entre le désir de découvrir, de connaitre et, le besoin de prospérer, de constamment développer ma vie sociale. J'aime voyager, découvrir de nouveaux horizons, les rivages de l'Océan Indien, l'Italie, le Maroc, le Japon, La Croatie, le Mexique, les aéroports, le soleil, le luxe discret, les challenges, atteindre mes objectifs, influencer, vendre, pratiquer le Kendo, le Club Med Gym de la Porte Maillot, la chute libre, agir mais aussi écrire et lire, Dantec, B.E Ellis, Nietzsche, échanger, partager, faire rire les jolies filles, être surpris, le Pershing Hall, le patio du Costes, le Durant Dupont, la terrasse du Marly, les Sushis, dîner à l'Ozu, les arts visuels, photographier, aller au cinéma (même seul), les films de Lynch, Scorcèse, Tarantino, Michael Mann, les frères Cohen, l'acteur Christian Bale, Kirsten Dunst, Les Affranchis, Heat, L'Impasse, Romanzo Criminale (voix off : et sa Bo), Air, Katerine, Blur, mes potes musicos, mon cercle d'amis... et bien plus.
J'aime bien plus mais il manque une belle rencontre.
Une jolie vénusienne, charmeuse et enjouée, avec qui partager cette vie et mes passions ; une co-pilote audacieuse et particulière.
Aussi, si tu désires une solide complicité,
Si tu préfères la chaleur du couple au vide intersidéral de la couette froide,
...et même si tu viens du Djolbunisthan,
Fais moi signe, pour nous découvrir, l'esprit ouvert ... Sans préjuger de rien."
L'objectif de ce post c'est d'avoir votre avis pour aiguiser l'annonce, la rendre plus efficace.
Voilà donc le grand avantage du net et des blogs, construire un monde meilleur avec l'apport de chacun, faire scintiller l'amour universel grâce à la contribution de tous !
20 janvier 2007
SOIREE MOTS CLES
Neuilly – Sarkozy – Journée empty – négos nourries – Client inscrit - Business fini – Textos sexy – Oky – Puissant rictus – Hi-Fi – Dolby - Cheesy – Infos Tv
Mercredi, je rentre chez moi à vingt heures, je consulte les factures qui infectent ma boite aux lettres. Je rentre, j’allume la TV, j’active la Denon Hi-Fi pour déclencher des sons décadents et groovy. J’enlève ma tenue de bon cadre commercial, je saute dans ma douche pour me préparer à la soirée « Elite2luxe » de ce soir.
Erection – envies - Armani - Cerruti – Berlutti – texto sexy – dating – Colgate – blanchis - Montebourg fléchit – Ségo blémit – Sarko rit - Chaussures - reluis
Je condamne ma TV et ma chaîne au silence avant de fermer l’appartement pour la soirée. Pénétrant ma voiture, je file vers le huitième arrondissement parisien. L’Avenue Charles de Gaulle est encombrée mais je passe par Maurice Barrès, j’arrive sur une Porte Maillot assez dégagée, je m’engouffre dans l’Avenue de la grande Armée…
Etoile - Drugstore – Phares blancs – police - gendarmes – Sonneries – Klaxons – Nerveux – vitesse – Parking – Feux rouges – pressé – auto - radio – musique – acide – feux verts – piétons – boutiques
Je m’engouffre rue Pierre Charron, je dépasse le Pershing Hall pour obliquer à gauche. Bingo, une BM sort péniblement d’une place bénie des dieux.
Une fois garé, je marche d’un pas leste vers l’antichambre de ma baise nocturne : Le Mandalaray, rue Marbeuf, et sa soirée « Elite2luxe », gratuite pour les filles mais « festive et payante » pour les prédateurs testiculés de cette Wednesday night… J’arrive sur l’épicentre du séisme, l'entrée du restaurant; des visio et des « filles trop cool » attendent les invités. Sophie est à la bourre, son enième texto de fille angoissée m'en alerte.
Gucci – amis – taxi - texto sophie – retard - Visio – souris - cartons – vestiaires – ok – inouï – puissant – sonneries – Prada – musique – techno – funky
Sophie est à la bourre, je profite de l’attente pour visionner l’ensemble de la salle et les créatures de sexe vénusien qui s’y démarquent.
Je lance mon moteur de recherche visuel, je scanne par vision clés : jolies – sexy - glamour – blonde – jambes – brune salope –lèvres – décolleté – connaissances – concurrence
La musique est un peu forte, je me dirige vers le bar où deux brunes assez dénudées font office de serveuses :
"Sale conne. Sers-moi donc une Vodka-orange.
- Quoi !?
- La musique est bonne, je peux avoir une Vodka-Orange ?
- Ok jeune homme… »
Je croise le regard d’une brune aux yeux verts, à peine trente ans.
"Vous êtes trop VIP. Ca le fait !
- Quoi ?
- Vous êtes trop VIP. Ca le fait !
- Je dois le prendre comment ?
- Second degré. Je sais… pas top comme accroche.
- Je n’aime pas trop que l’on se « foutte » de moi !
- Vous êtes belle et tout le monde doit vous aimer ici.
- N’importe quoi. Vous délirez… faut arrêter la coke. Votre allure de « Bellâtre » ne doit pas vous permettre de dire des trucs comme ça.
- Je sais, mais j’ai passé une mauvaise journée : ma mère m’a quitté, je me suis fait mordre par un chien et je pressens une invasion extra-terrestre…
- Whouahhh, n’importe quoi ! Vous êtes atteint du complexe d’Œdipe ?
- Plus depuis ma vision extra-terrestre
- Si vous cherchez votre mère, c’est pas ici que vous allez la trouver.
- Non je recherche juste une jolie brune aux yeux verts…
- Pffff… "
Je continue ce dialogue dont l'issue m'est sans importance. J'attends Sophie. Le DJ lance de nouveaux sons.
Dément – Inouï – Puissant – Groovy – Sexy – Blondy –Génial – Trop cool – Tendance – Super – Trop fort – Vodka –Giny – Barbie – Coky – Coka – Enjoy – Lovely - Dolby – DJ - Crazy
Sophie me rejoint enfin. J’aperçois sa silhouette longiligne, ornée d’un ensemble noir assez court. Son regard bleu et sa blondeur ne m’ont pas laissé indifférent quand une cliente, marieuse dans l’âme, me l’a présentée. Nous nous voyons régulièrement depuis trois semaines sans rien nous promettre, nous avons couché ensemble, c'était bien, fun et à la fois doux.
Nous entamons un cocktail bigarré ensemble. Je reconnais un ancien collègue laissé à mon ancienne vie professionnelle dans l’audiovisuel. Trois hello, une conversation formatée et un échange de « tel » plus tard et je me concentre de nouveau sur Sophie.
Nous échangeons, nous sourions, nous nous dandinons mollement, nous buvons, nous nous racontons notre journée : La Barbie n’est pas évidente, chaque rencontre est une remise en cause, un nouveau départ relationnel à gagner : il faut ruser, biaiser, faire le « sérieux-qui-veut-s’investir », ne pas répondre aux textos de « Noémie » que j'ai laissé sans news la semaine dernière...
Sexy – Partie –Crazy – touchers –baisers – branlette - bambou – levrette – clito - vagin – sexo - anus – anal – pénis - sodo – jouissance – éjac
Rentrés à une heure, nous nous endormons vers trois heures du matin.
